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EY publie son premier baromètre des implantations de services en France

Découvrez les résultats de l'étude d'EY sur les choix de localisation des dirigeants d'entreprises pour les centres de décision et de R&D, les back-offices ou encore les bureaux commerciaux.

EY publie son premier baromètre des implantations de services en France


Mardi 19 novembre 2019, EY organisait une conférence de restitution des résultats de son premier Baromètre des implantations de services en France, réalisé avec l'Association des Directeurs Immobiliers (ADI). 

 

Fondée sur une importante base de données ainsi que sur une enquête menée auprès de nombreux dirigeants d'entreprises, cette étude dresse un portrait des implantations (dont les extensions, réorganisations et relocalisations) de services corporate (centres de décision, de R&D, back-offices, bureaux commerciaux etc.) depuis 10 ans en France.

Plus de 11 000 projets et près de 370 000 emplois en 10 ans

 

Entre 2010 et 2018, le territoire français a accueilli 11 033 projets d'implantation de services corporate (soit environ 1 200 projets par an), représentant 367 575 emplois (soit 39% de la création d'emplois en France au cours des dix dernières années). 

 

Les fonctions les plus représentées sont les bureaux commerciaux (37% des projets) et les centre de R&D (27%). Viennent ensuite les back-offices (21%) et les centres de décision (15%).

 

Trois dynamiques de mobilité des services corporate émergent de l'étude :

  1. L'optimisation des coûts, qui encourage les mutualisations, spécialisations et externalisations.
  2. Les évolutions technologiques (automatisation, robotisation, intelligence artificielle, etc.). 
  3. La transformation des modes de travail (freelance, télétravail, coworking, etc.), qui appelle à plus de flexibilité.

L'accessibilité, la disponibilité des talents et les coûts immobiliers sont les principaux critères des dirigeants pour la localisation des fonctions tertiaires

Une enquête en ligne menée auprès de 237 directeurs des ressources humaines, directeurs financiers et directeurs immobiliers a permis de définir les principaux critères de localisation des services corporate en France. Ces critères relèvent de trois catégories :

  1. Les critères opérationnels : l'accessibilité (critère décisif pour 93% des dirigeants), la disponibilité des talents (92%), la disponibilité du foncier (83%), la qualité de parc immobilier (71%), la qualité de vie (68%), l'emploi du conjoint (58%).
  2. Les critères économiques : les coûts immobiliers (92%), le potentiel "business" du territoire (81%), le coût des ressources humaines (68%), les aides financières disponibles (38%).
  3. Les critères qualitatifs : la qualité de l'expérience client lors de la visite du territoire (76%), la relation de confiance avec les décideurs du territoire (74%), le dynamisme de la communauté des ambassadeurs économiques (71%), l'image de marque et la notoriété du territoire (69%), les liens préexistants entre le décideur et le territoire (39%), l'expérience touristique vécue par le décideur sur le territoire (25%).

Cinq catégories de territoires tertiaires en France 

L'étude identifie cinq catégories de territoires en fonction de leur attractivité tertiaire :

 

  • L'Ile-de-France, qui concentre 34% des flux depuis 2010.
  • Les métropoles fortement tertiarisées, qui ont accueilli plus de 300 projets depuis 2010 (Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Rennes).
  • Les métropoles tertiaires spécialisées, qui ont accueilli entre 70 et 300 projets (Aix-Marseille, Grenoble, Nice, Strasbourg).
  • Les métropoles dans la sphère du Grand Bassin Parisien, qui ont accueilli moins de 70 projets (Orléans, Rouen, Tours).
  • Les métropoles en devenir tertiaire, qui ont également accueilli moins de 70 projets (Nancy, Metz, Brest, Dijon, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Toulon).

A la question "où envisagez-vous d'investir dans un projet de services corporate à l'avenir?" 38% des dirigeants répondent envisager d'investir dans les métropoles régionales, 24% dans les villes moyennes, 24% en Ile-de-France, 9% à Paris et 5% ailleurs.

Le capital humain : une préoccupation croissante pour les entreprises et les territoires

D'après l'enquête d'EY, 7 dirigeants sur 10 considèrent la pénurie de ressources humaines et de compétences critiques comme l'un des risques majeurs pesant sur l'attractivité des métropoles françaises dans les années à venir. Ainsi, "les dirigeants appellent les métropoles à prendre davantage en compte l'importance du critère RH dans leurs démarches d'attractivité". 

 

Dans ce cadre, les agences d'attractivité, de développement et d'innovation sont nombreuses à développer des actions pour attirer et accompagner les talents sur leur territoire, à l'instar d'Invest in Bordeaux et de son dispositif Job in Bordeaux que le baromètre d'EY prend pour exemple et que nous vous présentions dans un précédent article. Autre exemple : l'agence Loire&Orléans Eco, qui participait à la matinée de restitution de l'étude, a récemment lancé un appel à manifestation d'intérêt auprès de 80 grandes écoles d'ingénieur et de commerce pour leur proposer de s'implanter sur le territoire orléanais. 5 grandes écoles y ont répondu dont l'Institut Supérieur de Commerce de Paris qui a ouvert un campus à Orléans en 2019, AgroParisTech et l'ESTP qui s'implanteront à Orléans respectivement en 2020 et 2021. 

 

 

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