Pour les collectivités territoriales et pour les acteurs qui leur sont rattachés, les projets de marques territoriales sont porteurs d’un symbole fort : l’action partenariale.
La réflexion autour de la mise en place d’une marque de territoire représente des coûts particulièrement élevés pour qui veut se lancer sérieusement, efficacement, dans une telle aventure de marketing et de communication. Et les résultats restent difficilement quantifiables – comme pour nombre d’actions de promotion et de prospection.
S’engager seul dans un tel projet serait donc hasardeux, voire risqué, alors que les financeurs attendent toujours plus de résultats concrets et chiffrés face aux dépenses réalisées.
La démarche partenariale, rassemblant les divers acteurs du développement local et mutualisant les moyens, s’impose donc sur ce type de projets, comme sur tant d’autres, et les agences ont toute la légitimité pour en être les maîtres d’œuvre. Parce qu’elles ont toujours assumé un rôle d’ensemblier ; parce qu’elles sont des organismes partenariaux dans leur fonctionnement même ; parce qu’elles disposent d’équipes aux compétences reconnues ou encore parce qu’elles ont une connaissance fine de leur territoire.
De plus, internet favorise aujourd’hui cette collaboration entre organismes divers, cette interactivité professionnelle, et ce au service d’une promotion territoriale ou d’un accompagnement d’entreprises qui peuvent être sans frontières, et à moindre coût. Se saisir pleinement de cet outil, comme en imaginer les usages innovants, apparaît ainsi impératif pour les agences de développement.
Et c’est justement sur cette capacité à proposer des projets d’envergure, misant sur le rassemblement des acteurs locaux plutôt que sur leur cloisonnement ou leur concurrence, à l’aide d’outils modernes, innovants et peu coûteux, que les agences conforteront leur place et leur légitimité comme élément pivot du développement économique local.
Pascal Allizard
Article paru dans Inter Régions n°296